Soutenance de thèse Monsieur Samuel ETTOUATI

Le Bureau des Études Doctorales

a le plaisir de vous informer que

Monsieur Samuel ETTOUATI

doctorant au Laboratoire d’Economie Appliquée au Développement (LEAD - EA 3163)
rattaché à l’école doctorale 509 « Sociétés méditerranéennes et sciences humaines »,
sous la direction de Madame Alexandra SCHAFFAR, professeure des universités à l’université de Toulon soutiendra publiquement sa thèse en vue de l’obtention du doctorat

« Sciences économiques », sur le thème suivant :
« LES DÉTERMINANTS ET IMPACTS TERRITORIAUX DES MIGRATIONS RÉSIDENTIELLES EN FRANCE MÉTROPOLITAINE DEPUIS LA FIN DES ANNÉES 2000 »

,

vendredi 26 juin 2020 à 14h00 en visioconférence (crise sanitaire Covid-19)

devant un jury composé de :

Madame Catherine BAUMONT, rapporteur, université de Bourgogne,
Monsieur Yannick L’HORTY, rapporteur, université Paris-Est Marne-La-Vallée,
Monsieur El Mouhoub MOUHOUD, suffragant, université Paris-Dauphine,
Monsieur Joël OUDINET, suffragant, université Paris XIII,
Monsieur Alain PIROTTE, suffragant, université Paris II Panthéon-Assas,
Madame Alexandra SCHAFFAR, directrice de thèse, université de Toulon

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Résumé :

Cette thèse propose une analyse comparative des déterminants et impacts territoriaux des migrations résidentielles. Dans un premier chapitre, la hiérarchie des territoires de France métropolitaine selon leur attractivité résidentielle est analysée, en se focalisant sur la distribution des taux de solde migratoire de l’année 2013 des 304 zones d’emploi du pays. À l’aide de modèles économétriques, ce chapitre démontre que les facteurs territoriaux de l’attractivité résidentielle des retraités sont aussi une cause de départs des jeunes actifs les plus qualifiés. Le développement d’économie locale de services exclusivement dédiés aux seniors ne répond pas au besoin des actifs dans leur quête de valorisation de leur capital humain. On assiste, de fait, à l’intensification du dualisme territoriale des préférences résidentielle qui caractérise le pays. Le second chapitre étudie les préférences résidentielles des étrangers en France de 1968 à 2014. Il montre que la disparité spatiale du poids des populations étrangères dans les zones d’emploi du pays tend à se réduire, sous l’effet notamment de la mobilité interne des immigrés une fois installés en France. Les autochtones sont moins enclins à déménager vers les territoires avec un important besoin de main-d’œuvre, et la force de travail étrangère apparaît comme un puissant levier de renouvellement des populations locales actives vieillissantes. Le troisième chapitre, sur la période post-crise 2009-2014, étudie l’impact direct et indirect de l’attractivité résidentielle sur les marchés locaux du travail. Il démontre que les migrations résidentielles peuvent être la cause d’une hausse des taux de chômage locaux. L’analyse des autocorrélations spatiales suggèrent que, pour réduire ces externalités négatives, toute politique d’attractivité résidentielle doit s’inscrire dans une vision de cohésion territoriale globale.

Abstract :

This thesis delivers a comparative analysis on the territorial determinants and impacts of residential migration. In a first chapter, the hierarchy of territories in mainland France according by residential attractiveness is analyzed, focusing on the distribution of the migratory balance rates in 2013 of the France’s 304 commutating areas. Using econometric models, this chapter demonstrates that territorial factors of the residential attractiveness of retirees are also a reason for the departure of the most qualified young workers. The development of a local silver economy, exclusively dedicated to seniors, does not meet the needs of workers in their quest to enhance their human capital. We are witnessing the intensification of the territorial dualism of residential preferences that characterizes the country. The second chapter studies the residential preferences of foreigners in France from 1968 to 2014. It shows that the spatial disparity in the weight of foreign populations in the country’s commutating areas tends to decrease, notably under the effect of the internal mobility of immigrants once settled in France. The natives are less inclined to move to the territories with a significant need for labor, and the foreign labor force appears as a powerful lever for the renewal of the aging active local populations. The third chapter, on the post-crisis period 2009-2014, studies the direct and indirect impact of residential attractiveness on local labor markets. It shows that residential migration can cause local unemployment rates to rise. To reduce these negative externalities, the analysis of spatial autocorrelations suggests that any policy of residential attractiveness must be part of a vision of global territorial cohesion.