Soutenance de thèse Madame Catherine HO VAN TRUC

Le Bureau des Études Doctorales

a le plaisir de vous informer que

Madame Catherine HO VAN TRUC

doctorante au laboratoire CERC – Centre d’Etudes et de Recherche sur les Contentieux – EA 3164,

rattachée à l’école doctorale 509 « sociétés méditerranéennes et sciences humaines »,

sous la direction de Madame Sophie PEREZ, maître de conférences-HDR, à l’université de Toulon,

soutiendra publiquement sa thèse en vue de l’obtention du doctorat Sciences juridiques, sur le thème suivant :

« L’INFLUENCE DU DROIT EUROPEEN DES DISPOSITIFS MEDICAUX SUR LE DROIT FRANÇAIS : LA DEMOCRATIE SANITAIRE EN QUESTION ? »


Le 14 décembre 2020 à 10h30 à l’université de Toulon, salle du Conseil de la faculté de droit,

pour le public, un lien de connexion est accessible sur demande auprès de la doctorante

(catherine-ho-van-truc etud.univ-tln.fr)

Le nombre de connexion sera limité.

devant un jury composé de :

Monsieur Joël Rideau, professeur émérite, Institut Universitaire de France, rapporteur,

Monsieur Philippe Saunier, professeur des universités, Université de Nice-Sophia Antipolis, rapporteur,

Monsieur Pascal Richard, Maître de conférences HDR, Université de Toulon, suffragant,

Madame Caterina Severino, Professeure des universités, Université de Toulon, suffragant,

Monsieur Christian Vallar, professeur des universités, Université de Nice-Sophia Antipolis, suffragant,

Madame Sophie Perez, Maître de conférences HDR, Université de Toulon, directrice de thèse,

Monsieur Jean Bombin, Maître de conférences HDR, Université d’Aix-Marseille, invité.

Résumé :

Le droit des dispositifs médicaux est un droit qui depuis les années quatre-vingt-dix est encadré par le droit de l’Union européenne. En particulier, la directive générale adoptée en 1993 sur les dispositifs médicaux, maintes fois modifiée par la suite, constitue encore à l’heure actuelle le fondement de cette législation. Ce texte était censé harmoniser les législations nationales relatives aux dispositifs médicaux et garantir des normes de sécurité élevées afin d’inspirer une confiance au grand public. Il permet l’utilisation de ces produits dans tous les pays de l’Union européenne en posant un certain nombre de conditions (et d’évaluations), qui relèvent aussi d’un impératif d’ouverture au marché européen, d’autant que les dispositifs médicaux, contrairement aux médicaments, ne font pas l’objet d’une autorisation de mise sur ce marché. Elle a aussi pour particularité, comme toute directive européenne d’être appliquée

et mise en oeuvre dans les États membres au terme d’un processus législatif particulier qui est celui de l’Union européenne, faisant intervenir de multiples acteurs, à des degrés divers : États membres,Institutions et professionnel de santé et industriel. L’ensemble de ce processus et ses incidences dans les États, en particulier en France, n’ont cependant pas suffit pour éviter certaines dérives, et interroge au regard du respect de la démocratie sanitaire.

Abstract :

THE INFLUENCE OF EUROPEAN LAW ON MEDICAL DEVICES ON FRENCH LAW : HEALTH DEMOCRACY IN QUESTION ?

The law on medical devices is a law which since the 1990s has been framed by European Union law. In particular, the general directive adopted in 1993 on medical devices, which has been amended many times since then, still forms the basis of this legislation today. This text was intended to harmonise national legislation on medical devices and to ensure high safety standards in order to inspire confidence among the general public. It allows the use of these products in all EU countries by imposing a number of conditions (and assessments), which are also necessary to open up the European market, especially as medical devices, unlike medicines, are not subject to a marketing authorisation. It also has the

particularity, like any European directive, that it is applied and implemented in the Member States at the end of a specific legislative process, which is that of the European Union, involving multiple actors, to varying degrees : Member States, institutions and health and industrial professionals. However, the whole process and its impact in the Member States, particularly in France, have not been sufficient to prevent certain abuses, and raises the following questions with regard to respect for health democracy