Soutenance de thèse de Madame Asmae AQZZOUZ

Le Bureau des Études Doctorales

a le plaisir de vous informer que

  • Madame Asmae AQZZOUZ

doctorante au Laboratoire d’Economie Appliquée au Développement (LEAD - EA 3163)

rattachée à l’école doctorale 509 « Sociétés méditerranéennes et sciences humaines »,

sous la direction de Monsieur Michel DIMOU professeur des universités à l’université de Toulon soutiendra publiquement sa thèse en vue de l’obtention du doctorat

« Sciences économiques », sur le thème suivant :

« Three essays on local tax rates and households behavior »
Trois essais sur les taux d’imposition locaux et le comportement des ménages,

  • Mercredi 15 décembre 2021 à 17h00 en visioconférence


pour le public, le lien de connexion est accessible sur demande auprès de la doctorante

(asmae.aqzzouz unistra.fr)

Le nombre de connexions sera limité.

devant un jury composé de :

Monsieur GAUMONT Damien - Professeur des Universités, Université de Paris 2 Assas, rapporteur,

Monsieur MIGNOT Dominique - Ingénieur HDR, Université Gustave Eiffel, rapporteur,

Monsieur COLLETIS Gabriel - Professeur des Universités, Université de Toulouse 1, suffragant,

Madame SCHAFFAR Alexandra - Professeure des Universités, Université de Toulon, suffragant,

Monsieur DIMOU Michel - Professeur des Universités, Université de Toulon, directeur de thèse.

Résumé :

L’objectif de cette thèse est d’étudier une relation empirique entre la taxe foncière, les interactions fiscales entre les communes et la mobilité résidentielle. Cette thèse est structurée autour de trois chapitres. Dans le premier chapitre, nous analysons la relation entre les taux de taxe foncière et les prix immobiliers. Dans le deuxième chapitre, nous examinons l’existence d’interactions fiscales entre les communes ainsi que leurs origines. Dans le troisième chapitre, nous travaillons sur la mobilité résidentielle des jeunes au sein des communes Françaises.

Dans le premier chapitre, nous observons la relation entre les taux de taxe foncière et les prix immobiliers au niveau des 978 communes de la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur (PACA). En utilisant un « spatial durbin model » (SDM), nous montrons qu’une augmentation du taux de taxe foncière impacte négativement les prix immobiliers au mètre carré des communes de la région PACA. Ce résultat confirme l’existence de la capitalisation négative de la taxe foncière au niveau des prix immobiliers. Nous montrons aussi que les dépenses publiques locales se capitalisent positivement au niveau des prix immobiliers.

Dans le deuxième chapitre, nous essayons d’identifier la présence du mimétisme fiscal entre les gouvernements locaux français ainsi que les origines de ce mimétisme. Dans ce chapitre, nous testons l’existence du mimétisme fiscal et ses origines pour les 978 communes de la région PACA ainsi que pour les 2887 communes de la région Rhône-Alpes. A travers un « spatial durbin model » (SDM) ce travail présente deux conclusions. Premièrement, les communes des deux régions imitent les politiques fiscales, en termes de taxe foncière, de leurs communes voisines. Deuxièmement, le mimétisme fiscal entre les communes de la région PACA est dû à la concurrence par comparaison et aux effets de débordements, tandis que le mimétisme fiscal entre les communes de la région Rhône-Alpes est dû uniquement aux effets de débordements. Les élus locaux des communes de la région PACA imitent des politiques fiscales de leurs communes voisines dans le but de se faire réélire. En même temps, les commues peuplées sont moins intéressées par les politiques fiscales des communes voisines car les effets de débordements ne sont pas significatifs. D’un autre côté, les communes moins peuplées imitent les politiques fiscales des communes voisines pour attirer de nouveaux résidents mobiles ainsi que pour garder leurs propres résidents.

Dans le troisième chapitre, nous étudions la mobilité résidentielle des jeunes entre les 34 970 communes françaises. Nous nous focalisons sur les jeunes âgés entre 15 et 29 ans car ils représentent la catégorie la plus mobile de la population, ce qui signifie que leur comportement pourrait être adéquat à une analyse empirique du modèle de Tiebout « voting with feet ». Pour prendre en considération les dépenses publiques locales, nous prenons en compte la proportion des logements sociaux qui est contrôlée au niveau communal. En utilisant des modèles probit, nous trouvons que les jeunes migrent plus que la population active âgée entre 30 et 65 ans. Nous trouvons aussi que les jeunes migrent encore plus s’ils sont célibataires et locataires et s’ils disposent d’un diplôme d’études supérieures. Concernant les caractéristiques territoriales des communes, les jeunes sont attirés par les communes disposant d’un nombre important d’établissements culturels et de logements sociaux. La taxe foncière n’a pas d’influence sur la migration des jeunes car ils sont rarement propriétaires.


Abstract :

The objective of this thesis is to study the empirical connection between property taxes, strategic interaction between communities and the residential mobility. This thesis is structured around three chapters. In the first chapter, we examine the relation between the property taxes and the property prices. In the second chapter, we examine the existence of property tax mimicking among French local governments and it sources. In the third chapter, we work on the residential mobility of young individuals among French communities.

In the chapter one, we observe the relation between property taxes and property prices by focusing on the housing market in the 978 communities of the region of Provence-Alpes-Côte-d’Azur (PACA). Using a spatial autoregressive model (SAR), the results show that an increase of the property tax rates has a negative effect on the property prices of communities in the region of PACA. This result confirms the existence of a negative capitalization of property taxes into the property prices. We also show that local public expenditures are positively capitalized into the property prices.

In the second chapter, we try to identify property tax mimicking among French local governments and it sources. In this chapter, we test the existence of property tax mimicking and it sources in the 978 communities of PACA and of the 2887 communities of Rhône-Alpes. Using a spatial durbin model (SDM), this work delivers two conclusions. First, communities of both regions mimic the property tax policies of their neighboring communities. Second, property tax mimicking among PACA communities is due to both yardstick competition and spillover effects, while the property tax mimicking among Rhône-Alpes communities is due to the spillover effects, only. Incumbents of PACA counties are interested by mimicking the property tax policies of neighboring communities in order to be re-elected. In the same time, highly populated communities hardly react to a change in the property tax of neighboring communities because the spillover effects are inconsiderable. Small communities, on the other hand, mimic tax policies of their neighboring communities in order to attract new mobile individuals and keep their residents.

In the third chapter, We study the residential mobility of young among 34 970 French counties. We focus on young individuals aged between 15 and 29 years, since they present the most mobile population, which means that their behavior could stick to an empirical analysis of the Tiebout’s voting with feet model. To catch local public goods, we identify the provision of social housing which is managed at a municipal level. Using probit models, we find that young migrate more than working population aged between 30 and 65 years. We also find that young migrate more if they are single, renters and if they have a high diploma. When it comes to public taxes and public goods, higher provision of cultural goods and social housing strongly increases the probability for a young person to move to such community. Property taxes don’t influence young people migration since they are rarely owners.

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Stéphanie Moutou

ed509 univ-tln.fr