Soutenance de thèse de Madame Feriel BOUZID

Le Bureau des Études Doctorales

a le plaisir de vous informer que

Madame Feriel BOUZID

doctorante au laboratoire « Institut méditerranéen des Sciences de l’Information et de la Communication » (IMSIC) ,

rattachée à l’école doctorale 509 « sociétés méditerranéennes et sciences humaines »,

sous la direction de Monsieur Michel DURAMPART, professeur des universités à l’université de Toulon
soutiendra publiquement sa thèse en vue de l’obtention du doctorat en Sciences de l’Information et de la Communication, sur le thème suivant :

« RESTITUTION DES DYNAMIQUES D’USAGE DES TECHNOLOGIES NUMÉRIQUES D’INFORMATION ET DE LA COMMUNICATION EN TUNISIE : ENTRE
ACTION PUBLIQUE ET RÉCEPTION SOCIALE »

10 décembre 2021 à 13h30
à l’Université de Toulon, campus de Toulon, Porte d’Italie, 70 rue Roger Devoucoux, Toulon, bâtiment BAOU, salle BA 510.

devant un jury composé de :

Monsieur LONEUX Catherine, professeure des Universités, Université Rennes 2, rapporteure,

Madame NAJAR Sihem, professeure des Universités, Université de Tunis El Manar, rapporteure,

Madame PAQUIENSÉGUY Françoise, professeure des Universités, Université de Lyon, examinatrice,

Monsieur COLLET Laurent, professeur des Universités, Université Paul Valéry Montpellier 3, examinateur,

Monsieur JAURÉGUIBERRY Francis, professeur des Universités, Université de Pau et des Pays de l’Adour, examinateur,

Monsieur DURAMPART Michel, professeur des universités à l’université de Toulon, directeur de thèse.

Résumé

Depuis le début de la décennie 2000, les pouvoirs publics tunisiens envisagent les TNIC
(Technologies Numériques d’Information et de la Communication) comme moteur de l’économie et
de la société, tantôt pour l’édification d’une société de l’information, tantôt pour le développement
socio-économique. Pourtant, à travers les discours et l’action publique démontrent des ruptures, des
distances et des dissonances perceptibles, notamment dans la censure d’Internet. En 2011, alors que
le régime en place est déchu, les TNIC continuent à être appréhendées comme au service du
développement. Si divers travaux postulent pour un leurre et un mythe d’une technologie salvatrice,
les pouvoirs publics tunisiens envisagent ces technologies comme levier de l’économie qui
permettra à la Tunisie de se hisser au rang de Hub technologique régional. Dans ce contexte, nous
nous interrogeons sur la réception sociale de ces politiques et actions publiques sur le terrain en
Tunisie. Ainsi, nous proposons une étude de ces logiques politiques en confrontation avec les
logiques sociales suivant une approche analytique longitudinale sériée qui les reconstruit et met en
lumière à la fois des continuités, des ruptures, des aboutissements, des inaboutissements, des
rencontres, des distances, des écarts ou des rapprochements, dans des séries périodiques
prérévolutionnaire, révolutionnaire et postrévolutionnaire.

Abstract

RESTITUTION OF DIGITAL ICT USE DYNAMICS IN TUNISIA : BETWEEN PUBLIC
ACTION AND SOCIAL RECEPTION

Since the beginning of the 2000s, the Tunisian public authorities have considered digital ICT
as a motor of the economy and society, sometimes for building an information society and
sometimes for socio-economic development. However, these logics through discourse and public
action demonstrate discrepancies, distances and discernible dissonances in Internet censorship. In
2011, although the regime in place has fallen, the digital ICT continue to be understood as a tool
serving development. If various works postulate for a lure and a myth of a saving technology, the
public authorities consider digital ICT as an economy lever which will allow Tunisia to rise to the
rank of regional technological hub. In this context, we investigate the social reception of these
policies and public actions in Tunisia. Thus, we propose a study of these political logics in
confrontation with social logics following a serial longitudinal analytical approach which
reconstructs them and highlights both continuities, ruptures, outcomes, failures, encounters,
distances, deviations or reconciliations, in pre-revolutionary, revolutionary and post-revolutionary
periodic series.