Soutenance de thèse de Monsieur Fayçal AIT SAADI

Le Bureau des Études Doctorales

a le plaisir de vous informer que

Monsieur Fayçal AIT SAADI,

doctorant au laboratoire du « Centre d’Etudes et de Recherche en Gestion » CERGAM

rattaché à l’école doctorale 509 « sociétés méditerranéennes et sciences humaines »,

sous la direction de Madame Véronique BON, maître de conférences-HDR à l’université de Toulon,

soutiendra publiquement sa thèse en vue de l’obtention du doctorat en « Sciences de gestion », sur le thème suivant :

« Les déterminants de la divulgation d’informations extra-financières : différences entre les entreprises familiales et les entreprises non familiales ? »

Mercredi 23 juin 2021 à 09h30 en visioconférence

dont le lien de connexion est accessible sur demande auprès du doctorant

faycal-ait-saadi etud.univ-tln.fr

Le nombre de connexion sera limité.

devant un jury composé de :

Madame Sandrine BERGER-DOUCE, professeure des universités et directrice adjointe de l’institut Henry Fayol à l’Ecole des Mines de Saint-Etienne, rapporteur,

Monsieur Benoit PIGÉ, professeur des universités à l’université de Franche-Comté, rapporteur,

Monsieur Eric CAUVIN, professeur des universités à l’université Côte d’Azur, suffragant,

Monsieur Sami BEN LARBI, maître de conférences-HDR à l’université de Toulon, suffragant,

Madame Véronique BON, maître de conférences-HDR à l’université de Toulon, directrice de thèse.

Résumé :

Le reporting extra-financier a connu un essor notable stimulé par le développement de la normalisation internationale et au niveau français, par une législation périodiquement renouvelée. Si la question des déterminants de la divulgation d’informations extra-financières a été posée par la littérature académique, rares sont les travaux qui ont porté leur attention sur cette problématique en se focalisant sur l’entreprise familiale. Or, les singularités de cette organisation méritent que nous nous y intéressions. Cette thèse a ainsi permis dans le cadre d’une épistémologie post-positiviste d’élaborer des hypothèses testables et de proposer un modèle qui établissent les déterminants du reporting extra-financier en prenant en compte la structure organisationnelle (entreprise familiale versus entreprise non familiale). Les hypothèses intégrant le particularisme des entreprises familiales ont été élaborées à partir de la théorie de la richesse socio-émotionnelle combinée à la théorie de l’agence. La théorie néo-institutionnelle et la théorie des parties prenantes ont été mobilisées pour appréhender le contexte et les enjeux du reporting extra-financier. La recherche empirique s’est appuyée sur la méthodologie des données de panel en balayant une période allant de 2016 à 2018. L’échantillon retenu réunit les entreprises françaises non financières cotées au SBF 120. Les données permettant d’évaluer le niveau de divulgation extra-financière ont été collectées à partir des documents de référence de ces organisations (soit 318 documents de référence analysés).

Les résultats principaux indiquent que le caractère familial de l’entreprise n’est pas un déterminant globalement discriminant du reporting extra-financier, et ce quelle que soit la dimension considérée (reporting social, environnemental ou sociétal). Cependant, les résultats révèlent une certaine configuration des comportements des administrateurs indépendants et des investisseurs institutionnels. Ces acteurs adoptent une ligne de conduite qui diffère selon le type d’entreprise (entreprise familiale ou entreprise non familiale) considéré. Par ailleurs, quel que soit le type d’entreprise, la proportion de femmes administratrices constitue d’après nos résultats un facteur explicatif du niveau de divulgation extra-financière. De même, la présence d’un comité RSE ou assimilé et le ROE (Return On Equity) influent positivement sur le niveau de reporting RSE.

Abstract :

Determinants of CSR reporting : differences between family and non-family firms ?

Sustainability reporting has grown significantly, stimulated by the development of international standardization and at the French level, by periodically updated legislation. If the question of the determinants of the disclosure of corporate social responsibility (CSR) information has been raised by the academic literature, few studies have focused their attention on the family firms. However, the singularities of this organization deserve our attention. Within the framework of a post-positivist epistemology, we develop hypotheses and propose a model which establishes the determinants of CSR reporting by taking into account the organizational structure (family firm versus non-family firm). The hypotheses integrating the particularism of family firm were developed from the theory of socio-emotional wealth combined with agency theory. Neo-institutional theory and stakeholder theory have been used to understand the context and challenges of sustainability reporting. The empirical research was based on the methodology of panel data from 2016 to 2018. The sample consists of non-financial companies listed on the SBF 120. The data about the level of CSR disclosure were collected from the reports of these organizations (318 reports).

The main results indicate that the family nature of the company is not a globally discriminating determinant of sustainability reporting, regardless of the dimension considered (social, environmental or societal reporting). However, the results reveal a certain pattern of behavior among independent directors and institutional investors. Moreover, whatever the type of company, the proportion of women directors constitutes, according to our results, a determinant of the level of CSR disclosure. Likewise, the presence of a CSR or similar committee and the ROE (Return On Equity) have a positive influence on the level of CSR reporting.